13/03/2017

Rétrospective du peintre Michel Ternet à l’espace des arts

A l’exception de quelques toiles où apparaissent des corps, c’est une rétrospective de son travail représentant l’émergence de la Conscience au sein de la Matière que nous donne à voir le peintre en proposant des œuvres allant de 1988 à aujourd’hui.

Cette conscience est symbolisée ici par la lumière, omniprésente, se frayant un passage en émergeant de l’obscurité et qui éclaire parfois de manière quasi-biblique ce qui l’entoure, en l’occurrence la matière dont elle s’extrait et se libère en un jaillissement, une source lumineuse puissante et vive. La palette allie les couleurs chaudes et froides, rouge, ocre et bleu qui évoquent les éléments terre, feu, air et eau mais cela peut-être rattaché à notre planète comme à l’espace intergalactique car tout semble en mouvement, du moins, en suspens, en mutation entre l’élément solide et l’élément vaporeux.

On peut y voir le combat de l’esprit contre la matière grâce à l’usage que fait le peintre des clairs obscurs avec par endroit des épaisseurs et à d’autres, des transparences mais aussi parce que la gestuelle du peintre permet d’appréhender ce qui se passe sur la surface de la toile.

C’est ce qui rend d’autant plus riche son travail car tout en étant -pour la plupart du moins-, des travaux abstraits, une lecture se fait et une histoire universelle nous est contée: la naissance du monde et celle du savoir, la Connaissance.

Et c’est aussi, au final, l’histoire de la création, celle de la naissance d’une oeuvre, le combat du peintre face à la toile blanche: extirper ce que l’on porte en soi et créer un univers qui déjà nous échappe et appartient au monde. Exposition de Michel Ternet visible rue des écoles au Boulou à l’espace des arts jusqu’au 23 mars inclus.

Entrée libre du lundi au vendredi inclus (horaires sur: www.espacedesarts.pro). Contact: 04 68 83 36 32

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                                                              Michel Terner devant une oeuvre

03/03/2017

Dali est bien passé au Boulou

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Vidéo Bern Antenne 2

17/02/2017

Téresa Rebull : Une vie à mille temps

« Femme de cœur et de combat » comme le souligne le titre de l’exposition actuelle qui se tient à la Maison de l’Histoire.

Téresa Rebull a hérité de sa jeunesse, de ses idéaux familiers, du contexte de son époque, tous les éléments nécessaires pour construire une œuvre assez exceptionnelle. D’une beauté physique rare, style Joan Baez des années 70, enrichie d’une beauté intérieure aussi remarquable, au caractère bien trempé, il n’était pas évident de mettre en forme cette œuvre si riche, me diront Christine Lavaill, commissaire de l’exposition et Robert Triquère de Balzac.Editeur.

C’est autour de l’autobiographie de Térésa Rebull « En chantant » et de l’aide précieuse du Conseil départemental, de la collaboration d’André Vinas, de Jacky Solé, historien de l’art et de nombreux autres intervenants que cette exposition a pu voir le jour, qui plus est, à la maison de l’Histoire, au cœur de l’espace Culturel de la ville dénommé « Espace Teresa Rebull » en 2014 par le maire Christian Olive, décédé depuis.

Une biographie assez remarquable. Née en 1919 en Catalogne du Sud au sein d’une famille fortement engagée dans l’action politique elle se verra dans l’obligation de fuir les troupes franquistes lors de la Rétirada en 1939. Montera à Paris et côtoiera Camus, Sartre et bien d’autres durant ces années d’exil. Elle se dirigera alors vers le théâtre, les arts, l’écriture de poèmes, la chanson, et s’engagera dans « La Nova canco Catalane » avec son ami Lluis Llach. Militante féministe avant l’heure, farouchement belle et libre, Téresa Rebull était une icône multiple pour les catalans.

Installée à Banyuls sur mer elle se mettra à la sculpture, à la peinture sous la figure tutélaire de son maître Cézanne. Elle s'éteindra à Banyuls en avril 2015. Touche à tout, véritable couteau suisse, elle s’immisce à la fois dans la musique, l’écriture, l’art en particulier, et la condition humaine.

Voilà donc le contenu d’une vie bien remplie, mis en scène remarquablement à la Maison de l’Histoire jusqu’au 27 février prochain.

Horaires d'ouverture : Espace Téresa Rebull, du Mercredi au Vendredi 10h00 - 12h00 / 14h00 - 17h00 (Vendredi jusqu'à 18h). Le Samedi : 9h00 - 13h00 Tél. : 04 68 83 75 01 06 51 02 88 49

                                                                           Jacques Martinez

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                                                               Lors du vernissage

                                                                    Photo J. Martinez

26/01/2017

Galette et rois à l’Atelier de peinture

L’Association de peinture dédiée au dessin, à l’initiation aux arts graphiques et picturaux, huile, aquarelle, pastel, sculpture, modelage, émaux reprend ses activités et fête les rois dans la convivialité.

L’Atelier, rue Jean-Baptiste Bousquet, ouvert à tous.

Renseignements: JF Ferrer : 04 68 83 25 76 0616730102, ferrerjef@wanadoo.fr

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                                                                     Moment de détente

16/01/2017

Colorine reprend ses pinceaux

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Après la période des fêtes, Colorine a repris ses activités dans son atelier de l’Ancienne Poste les mardis et jeudis après-midis à partir de 14 h 30, avec cours chaque mardi.

Inscriptions actuellement pour l’année 2017. Renseignements tél. 04 68 83 13 75.

18/12/2016

De la lumière du Roussillon aux lumières de Manhattan

Ce dernier mois de novembre se terminait à New York l’exposition de Michèle Vert-Nibet à la Jadite Gallery.

Ce fut la rencontre entre la lumière de notre région que cette artiste connait si bien , avec les neiges du Canigou, les fougères des Albères , et la baie de Cadaqués , tout cela au cœur d’un Manhattan illuminé et vibrant de tensions électorales .

Dans la nuit New-yorkaise, l’éclairement de l’Arbre-Sourire apportait sa douceur et provoquait l’étonnement des visiteurs. Le brassage des cultures, new-yorkais, bulgares, cubains, polonais et autres se joignait à une sympathique réunion d’amis catalans.

Après cet intermède américain, Michèle Vert-Nibet , de retour dans notre région , a réalisé la carte de vœux de l’Association des Maires de Pyrénées Orientales que nous découvrirons bientôt .

Souhaitons à l’artiste une année 2017 aussi créative.

                                                        Jacques Martinez

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                                                            Lors du vernissage outre-atlantique

05/12/2016

L’artiste sétoise Virginie Fongaro à l’espace des arts

Virginie Fongaro vit à Sète. Pour la petite histoire: baptisée par Paul Valéry, enfant du pays « l’île singulière », qui a vu naître aussi les frères Di Rosa ,elle est baignée de soleil et d’embruns et c’est ce même soleil et le bleu de la méditerranée que nous retrouvons dans ses toiles pleine de vie, de mouvement, de couleur, foisonnant de personnages loufoques qui évoluent frénétiquement sur la surface peinte.

Mais que l’on ne s’y trompe pas, si tout ce petit monde vu au microscope s’agite en tous sens et semble générer le chaos, rien n’est laissé au hasard ; tout en effet dans le travail pictural de l’artiste est parfaitement maîtrisé.

Virginie Fongaro avec beaucoup de talent, nous promène dans un univers haut en couleur où chaque détail a sa place: une démarche plastique à l’écriture graphique rappelant son rattachement à la Figuration libre. La palette est composée de couleurs franches et chatoyantes, on notera le mariage superbe que fait l’artiste du vert et du violet pour ne citer qu’eux. Et si tout cela est empreint de gaieté, l’artiste à travers un prisme onirique, montre notre monde tel qu’il est, avec ses travers mais dépeint avec humour et dérision ; il semble évident que raconter des histoires en passant par l’écriture graphique qui compose ses toiles ou les mots (en l’occurrence, des jeux de mots) couchés sur le papier pour appuyer son propos, dénote un réel désir de communiquer.

Le monde de Virginie Fongaro tel qu’il transparaît à travers son œuvre est décalé, assumé, joyeux et mordant à la fois, issu de ses lectures de jeunesse qui l’ont nourrie (la bande dessinée notamment) et cela fonctionne ; il y a beaucoup d’authenticité dans son travail.

Que ce soit à travers ses choix littéraires, son engagement artistique et sa démarche auprès de personnes atteintes de troubles psychiques, c’est cette humanité qui est décrite ici et si l’artiste en parle beaucoup avec des mots ou ses pinceaux, elle en dit finalement tout autant sur elle qui a choisi de donner à l’humain, la place centrale.

« Je peins avant tout pour libérer les collisions « magmagnétiques », pour connecter les paradoxes et pour partager nos étincelles d'émotions originelles » écrit-elle. 3 verbes qui sont 3 clefs : « libérer », « connecter », « partager ».

A découvrir et partager donc jusqu’aux veilles de Noël, 22 décembre, à l’espace des arts rue des écoles au Boulou. Entrée libre.

Pour tout renseignement : 04 68 83 36 32 et horaires d’ouverture ici: www.espacedesarts.pro

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Virginie Fongaro et son chat

02/12/2016

Pierre Brune au Musée d'art moderne de Céret

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26/11/2016

Virginie Fongaro à l'Espace des Arts. Vernissage ce vendredi 25 novembre à 18h00

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05/11/2016

Kellestom à l’Espace des Arts

Kellestom, diplômée des Beaux-Arts de Paris, vit et travaille à Montesquieu des Albères.

La découverte et l’observation des villes et des hommes autour du monde constituent pour elle une source constante d’inspiration. L’art est un vecteur vers une autre dimension, un moyen de faire jaillir la réalité sous-jacente, en sommeil derrière les apparences. Elle fait apparaître des personnages qui semblent émerger d’une réalité latente, des mailles de l’atmosphère. C’est une peinture lyrique, il y a du mouvement et pour les toiles aux teintes sourdes ou sombres qui certes comportent un côté obscur, la lumière n’est jamais bien loin. Comme dans une partition musicale dramatique.

On peut trouver dans certains travaux, une similitude avec l’art pariétal ; en effet, on distinguera des silhouettes brunes, élancées, qui rappellent les chasseurs de la préhistoire ; ces apparitions fugaces sur la surface de la toile semblent avoir traversé les couches successives du temps et font écho aux personnages urbains contemporains que l’on voit sur d’autres toiles semi-abstraites de l’artiste.

Cela signifiant, peut-être, que quelques soient les âges de l’homme, le temps et l’art sont les témoins de son passage sur terre, le premier, en faisant un simple mortel, le second, le rendant immortel. A voir rue des écoles au Boulou à l’espace des arts jusqu’au 9 novembre.

Pour tout renseignement : 04 68 83 36 32 et :www.espacedesarts.pro

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                                                                   Kellestom devant une œuvre

22/10/2016

Michèle Vert-Nibet sur les cimaises à New-York

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21/10/2016

Expos à la Médiathèque de Céret

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