07/04/2017

Une aventure humaine et scientifique à la fois

Traversée des Pyrénées.jpgNos trois potes  s’étaient promis de refaire la traversée des Pyrénées à ski lors de leur première expédition en 1997. 20 ans ont passé et nos quadragénaires, Frédéric Cabot, Bernard Jamorski et Thomas Noirot viennent de relever le défi. Arrivés vendredi soir à Valmanya après un périple de 17 étapes sur 18 jours de traversée, qui débuta le 28 février 2017 au pic d’Orhy, sommet frontalier des Pyrénées en pays Basque près de la commune de Larrau.

« C’est du ski de randonnée, nous ne faisons pas du ski extrême. Nous faisions quelques 28 km par jour avec un dénivelé positif de 2100 à 2300m. Cette fois nous amenions que la nourriture journalière, les équipements de sécurité et le soir nous dormions dans des refuges, des gites ou la voiture. Un véhicule de liaison pour l’intendance nous suivait.» nous dira l’un d’eux.

Total de l’expédition 440 km et un dénivelé positif de 40 000 m !

Le fil rouge de cette aventure .

 Frédéric Cabot, fredo.cabot@orange.fr, nivologue à Météo France Tarbes et auteur de plusieurs topo-guides d'itinéraires de ski de randonnée dans les Pyrénées ; Thomas Noirot, d'Albi, lui aussi météorologue, et Bernard Jamorski accompagnateur en montagne à Pau avaient une idée en tête.

« Notre direction a tendance à vouloir minimiser les couts de fonctionnement et nous couper du terrain."

A partir de là nous avons voulu rencontrer ces gens de terrain, indispensables à l’élaboration scientifique et mathématique de nos bulletins. Nous avons vu des gens des routes, de l’ONF (Office National des Forets), de la RTM (Restauration des Terrains de Montagne), des gardiens de refuges, des pisteurs, des dameurs, des nivologues espagnols, des cadres de station de ski, des gendarmes et CRS de montagne.

La nivologie, (discipline scientifique qui étudie : la neige : formation, évolution, disparition ; caractéristiques, propriétés physiques et chimiques.) doit être en lien permanent avec le terrain ! "

Constat et analyse de cette saison 2016/2017.

« Paradoxe, la chose la plus surprenante qui nous a perturbé le plus, c’est la chaleur ! Que du chaud à part quelques perturbations, une journée, il pleuvait à 2200m. Cette année le manteau neigeux a été très tardif à se mettre en place et nous avons eu un hiver anormalement chaud. On rasait les sapins pour l’ombre, au sommet du Canigou, l’eau coule et les roches sont chaudes. »

Au terme de cette épopée l’on retiendra cependant qu’il est primordial de garder le lien entre la nivologie et les acteurs de terrain pour maintenir la qualité des bulletins météo.

Arrivés au Boulou où l’on d’eux a de la famille, bulles et petits fours saluèrent cette mission.

                                                                                       Jacques Martinez

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                                          De g à d Bernard Jamorski, Frédéric Cabot et Thomas Noirot

                                                                                     Photo J. Martinez

 

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